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Jeanne d'Arc équestre - Emmanuel Frémiet
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Jeanne d'Arc équestre - Emmanuel Frémiet

Sculpteur
Emmanuel Frémiet 1842-1910

Époque
1874 pour le chef modèle

Provenance
France

École
École française de sculpture

Dimensions
Hauteur : 74,5 cm
Longueur : 50 cm
Largeur : 21 cm
Terrasse : 34,5 X 11 cm

Poids : 14 kg

Signature
Sur la terrasse, près de l’antérieur droit du cheval : E. Frémiet

Épreuve en bronze à patine dorée.

Composé de plusieurs pièces, le bronze est complet. Il repose sur une terrasse rectangulaire.

Numéroté, fonte More, du vivant de l'artiste


Zoom sur l'oeuvre


GTG2BFREMIETJDARCDORE

5 000€

       Emmanuel Frémiet, un "maître imagier"

Retrouvez sur le blog d'Art et d'Histoire, la vie pétillante de cet artiste estimé et reconnu qu'était Emmanuel Frémiet.
Grand travailleur, passionné par la sculpture, il mène une existence modeste et mesure, à l'écart de la foule et des honneurs, toute tournée vers la sculpture, sa famille et ses amis.

                                                        

                                                                        

Jeanne d'Arc, mythe fondateur de la Troisième République

Qui ne connait pas Jeanne d’Arc, la petite lorraine qui sauva le Royaume de France ?

Née au cœur de la guerre de Cent Ans, en 1412, dans le petit village vosgien de Domrémy, Jeanne entend, à 13 ans, des voix célestes lui demandant de libérer le Royaume de France de son ennemi anglais. Partie de rien en l’an de grâce 1429, elle galvanise les armées françaises et le roi lui-même jusqu’à sa capture, en 1430. Accusée d’hérésie, elle est condamnée, et brûlée vive le 30 mai 1431 sur la place du Vieux Marché, à Rouen.

                                                                

                                                                                         Souvenirs de Domrémy     
                                                                                 Estampe d'O. de Roquebrune 1881     

  

Plus ou moins oubliée des siècles précédents, dès le début du 19ème siècle, elle devient une figure très populaire, admirée et aimée des Français dans un élan très romantique qui s’est renforcé de sentiments patriotiques et les malheurs de 1871.
Les facettes si contradictoires de la petite Lorraine fascinent :

  • fille du peuple vertueuse et modeste, elle est une guerrière acharnée ;
  • fervente chrétienne, elle est condamnée par l’Eglise ;
  • dévouée à son Roi, elle est trahie par lui.

L’historien Jules Michelet n’est pas étranger à ce regain d’intérêt pour la personnalité de Jeanne d’Arc. En 1841, dans le livre V de son Histoire de France, il avait mis en avant sa figure héroïque qui s’impose par son exemplarité. La Vierge guerrière des Marches de Lorraine est la libératrice. À sa voix, la France se réveille, réunit ses troupes. L’espérance renait dans les cœurs jusqu’à la victoire.

Toute une littérature historique se développe autour de ce thème, qui est porté à son paroxysme après la défaite de 1871. Les politiques s’en emparent. Héroïne historique et mythe fondateur, Jeanne d’Arc participe, après la chute du Second Empire, au fort mouvement nationaliste qui s’installe en France. Elle symbolise l’espérance et la revanche des Français. Dans toutes les villes de France, des statues monumentales de l’héroïne de Domrémy s’élèvent.
Dans la capitale, quatre statues la représentant sont érigées entre 1874 et 1900, la première étant d'ailleurs la Jeanne d'Arc équestre d'Emmanuel Frémiet. Dans les Vosges, à la Jumenterie (au sommet du Ballon d’Alsace), un industriel de la région, Napoléon Marchal, commande en 1909, à Mathurin Moreau (1822-1912) une statue équestre de Jeanne d’Arc. Sur son cheval cabré, Jeanne d’Arc en armure, tend son étendard comme pour dire « Tout n’est pas perdu » ! Et c’est exactement le message que l’industriel vosgien veut faire passer. Fervent patriote, il entend à la fois faire un pied de nez à la Prusse (la statue, orientée au nord, tournait ainsi délibérément le dos à l’ennemi héréditaire) et créer l’espoir chez les Lorrains et les Alsaciens réfugiés dans la vallée de la Moselle après l’annexion de leurs régions par les Prussiens. Lorsqu’en 1918, elles réintégrèrent la France, la statue de Jeanne d’Arc fut retournée vers l’Est, regardant désormais vers une Europe pacifiée et pacifique.

                                                

Et elle inspire, Jeanne d’Arc, les écrivains, les musiciens, les journalistes, les politiques, et les peintres, les médailleurs, les sculpteurs. Son effigie investit les monuments publics, aussi bien laïques que religieux, ainsi que les espaces privés des maisons. Peintres et sculpteurs s’emparent de son image, la représentant en armure, portant les éperons (symbole de la chevalerie), l’étendard, brandissant son l’épée, en simple bergère de Domrémy, modestement vêtue, à pied, en prière, à cheval, et même en prisonnière, comme en 1894 la Jeanne d’Arc du sculpteur Louis-Ernest Barrias (1841-1905). Elle est aussi mise en poème, en pièces de théâtre (très souvent inspirée de la tragédie de l'allemand Friedrich von Schiller, en roman, et même en opéra (Michele Carafa en 1845, Giuseppe Verdi la même année, Charles Gounod en 1873, Auguste Mermet en 1876 et Piotr Ilitch Tchaïkovski en 1878).

                                                  

                                                Affiche de l'Opéra de Charles Gounod sur un livert de Jules Barbier
             Représenté pour la première fois le 8 novembre 1873 au théâtre de la Gaité avec la soprano Mademoiselle Lia-Féli dans le rôle titre.
            La grande tragédienne Sarah Bernhardt reprend, dans une adaption pour le théâtre, le rôle de Jeanne d'Arc quelques années plus tard
                                                                           au Théâtre de laPorte-Saint-Martin 

                                                             

Nul ne se lasse de son culte, certains demandent même qu’une fête nationale lui soit dédiée, et chômée à l’égal du 14 juillet. La piété patriotique autour de la bergère de Lorraine trouve son apogée entre 1871 et 1914. Déjà « sainte » laïque, l’Eglise la béatifie en 1909. Elle est canonisée au sortir de la Grande Guerre, en 1920, et le 2 mars 1922, déclarée par le pape Pie XI patronne secondaire de la France.

La Jeanne d'Arc équestre, commande d'État

Que d'encre a-t-elle fait couler, cette Jeanne d'Arc équestre de la place des Pyramides !

Commande d'État au lendemain de Sedan et de Metz, après sièges de Paris, la statue veut redonner confiance, fierté et espoir à la Nation que la perte de l'alsace et  de la Lorraine a amoindrie et humiliée.

Porté par ce projet patriotique, Emmanuel Frémiet révèle qu'il n'est pas seulement le sculpteur des animaux. Il s'attèle avec ardeur à la tâche, concentré dans un premier temps sur la recherche historique. Il est méticuleux, Emmanuel Frémiet, soucieux du moindre détail historique.

Le 20 février 1874 au matin, la statue, recouverte d’un drap blanc, est amenée place des Pyramides, en face squelette calciné du palais des Tuilerie par un camion attelé par deux chevaux. Elle est montée sur son socle à l’aide d’un plan incliné muni de rouleaux, qui partait du chariot pur aboutir au sommet du socle sous la supervision d’un ingénieur délégué par la ville de Paris. Ce n’est pas une inauguration. Juste une installation sans tambour ni tambour, ni officiels d’aucune sorte… Seul Emmanuel Frémiet était présent…

                                               

                                                                                      La Place des Pyramides en 1875
                                                                                       Giuseppe de Nittis (1846-1884)

Mais voilà qu'à peine installée les critiques pleuvent. Jeanne est trop petite, Le cheval est trop grand, les proportions ne sont pas espectées... Très touché par ces remarques acerbes, l'artiste, qui travaille alors sur une réplique de sa Jeanne équestre pour la ville de Nancy, dans le plus grand secret, en sculpte une seconde version. La statue est prête dès 1889. Il la présente en marbre au Salon des Champs-Elysées, tandis que le 28 juin 1890, jour anniversaire du sacre de Charles VII, la statue de Nancy est inaugurée en grande pompe. Emmanuel Frémiet fait fondre à ses propres frais, sa nouvelle version de la Jeanne. Mais maintenant, comme s'y prendre pour remplacer celle de la place des Pyramides... La réponse à cette question vient indirectement de la préfécture de police de Paris. Le préfet annonce à Frémiet que l'ouvrage a eu à pâtir des travaux du métropolitain. Le sculpteur demande à reprendre la statue. Le 16 mai 1899, à 6 heures du matin, quand Paris dort encore, il fait réinstaller sa Jeanne d'ARc, lui substituant sa nouvelle version qu'il a doré, pour attirer l'attention sur la patine.

Coiffée de la couronne de lauriers, elle incarne la victoire. Elle brandit haut son étendard, caparaçonnée dans son armure, l'épée au fourreau signe de la patrie en danger, chaussée d'éperons, signe de chevalerie. Montée sur sa solide monture, que La Trémouille nous rapporte avoir été noir, elle trotte vers Reims, pour y sacrer Charles VII. Le cheval est dans le deuxième temps du trot, antérieur gauche et postérieur droit levés. L'attitude de Jeanne d'Acc, droite et rigide, le regard hautain et le visage figé la suggèrent encore dans l'action. Tant que Charles VII ne sera pas couronné, elle n'aura pas atteint son objectif, celui que ses voix lui ont ordonné d'exécuter.

                                                            

                                                                         

© Copyright textes et photos : Les Trésors de Gamaliel

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