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Après la bataille

Après la bataille

ALPHONSE DE NEUVILLE 1835-1885


Époque : Circa 1873

École : École française de peinture et dessin militaires

Style : Militaria

Provenance : France

Dimensions à vue
Hauteur : 25,5 cm
Longueur : 34 cm

Dimensions avec cadre
Hauteur : 33 cm
Longueur : 43,5 cm

Encadrement : Cadre doré et passe-partout amarante à biseau blanc

Signature : Signé en bas à droite : A de Neuville

Matériau : Encre de Chine


Zoom sur l'oeuvre


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Portrait d’un patriote au grand coeur : Alphonse de Neuville


Alphonse Deneuville (c’est pour le Salon de 1864 qu’il se crée sa « particule de fantaisie » et devient désormais de Neuville ») est né à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, le 31 mai 1835, fils aîné d’une fratrie de 5. Son père, Edouard-Joseph Deneuville, banquier honorablement connu et respecté dans la cité calaisienne veut pour son fils une carrière d’avocat.
Bachelier à 16 ans, le jeune Alphonse poursuit ses études en classe préparatoire à l’Ecole navale de Lorient. Déjà passionné par la peinture, il est encouragé par son professeur de dessin, monsieur Duhousset. Revenu de Lorient, tout en crayonnant, il exprime le souhait d’intégrer l’armée, mais son père l’envoie à Paris où il obtient sans grande passion, une licence de droit. Il n’a jamais cessé de dessiner, et rencontre Eugène Delacroix. Le célèbre auteur de La Liberté guidant le Peuple lui accorde sa confiance et lui prodigue conseils et recommandations. Dans le même temps, assuré quant aux diplômes juridiques de son fils, monsieur Deneuville l’autorise à entrer dans l’atelier de François-Edouard Picot (1786-1868). Alphonse a alors 22 ans. François-Edouard Picot lui est un peintre académique à la renommée bien établie. Peintre d’histoire néo-classique autant que portraitiste et peintre de genre, il avait obtenu en 1811, un deuxième prix de Rome grâce à son tableau L’Amour et Psyché (aujourd’hui au Musée du Louvre). Cette toile avait remporté un tel succès qu’elle avait volé la vedette à la toile éponyme du non moins célèbre Jacques-Louis David – lequel avait, en son temps, été le propre maître de François-Edouard Picot !

Alphonse de Neuville ne reste guère dans l’atelier Picot. Son père lui ayant réduit drastiquement ses subsides, il lui faut assurer son quotidien. Il s’oriente donc vers l’illustration et la gravure sur bois. C’est une pratique courante chez les peintres qui ne vendent guère de toiles, de sacrifier à l’illustration pour pouvoir vivre décemment. Alphonse de Neuville est un infatigable travailleur, mais surtout, il est passionné par son art. Il illustre sans états d’âme aussi bien l’actualité mondaine, des affiches de théâtre ou d’opéra, que des ouvrages à la mode. Il collabore aux « Bons Romans », qui publient des auteurs populaires. Il travaille également avec les éditions Calmann-Lévy, ainsi que les éditions Hertzel dont la renommée ne cesse de croître. C’est ainsi qu’il illustre, parmi tant d’autres, les romans de Victor Hugo, Alexandre Dumas, Jules Verne. S’il n’obtient nulle reconnaissance pour ces illustrations, cette période lui permet, en plus de vivre confortablement, de perfectionner son œil et sa main. Il n’en continue pas moins à peindre des toiles, à exposer aux Salons et à obtenir un petit succès d’estime.

Ses aspirations militaires refaisant surface, il s’enrôle, en 1869, dans la Garde Mobile de Paris où il ne reste guère plus d’une année. Le siège de Paris lui fait reprendre du service à l’état-major du général Callier, comme lieutenant de génie auxiliaire sur le secteur de Belleville. Le voilà au cœur de l’action. Pendant tout le siège de Paris (17 septembre 1870-26 janvier 1871), il parcourt le secteur de Belleville, souvent au cœur même des batailles, avec toujours dans ses fontes carnets de croquis et crayons.
La guerre terminée, Alphonse de Neuville se consacre à la peinture. Il a trouvé son sujet, et son talent se révèle dans toute sa plénitude. Bivouac devant le Bourget, exposé au Salon de 1872 remporte un beau succès. L’année suivante, Les dernières cartouches lui apportent une célébrité qui ne se démentira plus et qui sera entretenu par les nombreuses toiles qu’il exposera par la suite.
Ces tableaux sont extrêmement populaires en ces temps où la guerre franco-prussienne et la perte de l’Alsace-Lorraine sont encore vivaces dans les mémoires. Ils sont largement diffusés par la gravure, bouleversent un public empreint d’un sentiment d’amertume et de revanche très puissant. Certes les toiles de Neuville soulignent la défaite de la France, mais en la transcendant et exhalant par-dessus tout un très fort sentiment de patriotisme républicain et l’image d’un soldat français aguerri et héroïque.
L’œuvre d’Alphonse de Neuville rompt avec la traditionnelle peinture de bataille. Elle offre une vision de la guerre réaliste, anecdotique, mais aussi politique. Ainsi que l’écrivait son ami, le littérateur et journaliste Jules Richard (1825-1899), en conclusion de son ouvrage « En Campagne », dédié à ses œuvres, Alphonse de Neuville « est entré profondément dans le cœur de tous ceux qui aiment et respectent leur patrie malheureuse, la France, cette noble vaincue ». Il exprime l’émotion tout en respectant l’exactitude historique. Comme le résume un autre de ses amis, journaliste et chroniqueur au Figaro, Albert Wolf (1835-1891), « L’épopée de la défaite ne pouvait trouver d’artiste plus éloquent que celui-ci [Alphonse de Neuville] ; son œuvre donnait à l’orgueil blessé de la France la consolation du devoir accompli ; c’était la mise en œuvre, par un peintre ému du légendaire : Honneur au courage malheureux ! ».

Alphonse de Neuville s’éteint à Paris le 19 mai 1885, après une terrible maladie. Il n’avait pas 50 ans. L’armée lui rend les honneurs, lors de ses funérailles, en hommage à son patriotisme, en faisant défiler derrière son cercueil toutes les armes. L’un des cordons du cercueil était tenu par le Commandant Lambert, l’officier des Dernières Cartouches.

Un épisode de la guerre de 1870 : après la bataille

En 1877, QUATRELLES publie un roman : A coups de fusil, illustré hors texte de 30 dessins d’Alphonse de Neuville. Après la bataille constitue l’une de ces illustrations. L’ouvrage remporte un si vif succès, qu’Alexandre Dumas fils, rachète à la série de ces trente-deux dessins commandés à de Neuville pour le livre (deux ne paraissent pas, interdits par la censure) à la Maison Goupil. La Maison Goupil achète des œuvres originales aux artistes, les fait reproduire (lithographies, estampes, photographies) pour revendre ensuite les originaux. Les reproductions sont ensuite commercialisées sous divers formats, sur une très vaste échelle. Alexandre Dumas (fils) acquiert donc les trente-deux dessins originaux pour la somme de 6 000 francs. Après la mort d’Alphonse de Neuville, profitant de ce que l’engouement pour ses toiles était loin d’être retombé, l’écrivain (qui d’ailleurs avait lui-même été illustré par Alphonse de Neuville pour La Dame aux Camélias), met sa collection de dessins en vente à l’Hôtel Drouot. Après la bataille y est présenté à la page 10 du catalogue au numéro 6. La vente a lieu le lundi 26 novembre 1883. Après la bataille est adjugé pour 1 100 francs. La vente rapporte à Alexandre Dumas fils 20 170 francs !
On retrouve Après la bataille reproduit sur le panorama monumental peint par Alphonse de Neuville et Edouard Detaille retraçant la bataille de Champigny.

Paris, 28 novembre 1870

Depuis le 19 septembre, les Prussiens sont aux portes. Ils empêchent toute entrée et toute sortie. Paris s’est faite surprendre, elle n’est pas prête à tenir un siège. Nourrir 1,5 millions de Parisiens, plus les 500 000 soldats n’est pas une mince affaire sans ravitaillement quotidien. Très rapidement, la situation devient critique, voire même désespérée.
Le gouvernement de la Troisième République est réfugié à Tours. La défense de Paris est confiée au général Trochu. Au général Ducrot échoie la mission d’en rompre l’encerclement. L’offensive est décidée pour le 28 novembre, mais les éléments sont contre les troupes françaises : les pluies diluviennes qui tombent sans répit ont fait déborder la Marne. Le pont de Joinville, que les troupes devaient emprunter, a été emporté. Il faut reconstruire en urgence et les Prussiens en profitent pour se renforcer. Ils passent de 40 000 hommes à 70 000. En face les Français sont 60 000. Mais 60 000 soldats motivés et fermement décidés à ne pas laisser les Prussiens entrer dans leur capitale.
Plateau d’Avron, sud-est de Paris, 30 novembre 1870
La pluie a cessé et brille un froid soleil. Le mercure ne monte pas au-dessus des – 10°c. Dans ces conditions extrêmes, la bataille s’engage. Elle est terrible. Lorsque le jour d’achève, les hommes sont exsangues, épuisés, frigorifiés, affamés. Ils se sont réfugiés dans les maisons détruites de Champigny, qu’ils avaient perdue dans la journée et reprise au soir. Lorsque se lève enfin le jour suivant, les combats ne reprennent pas. Il fait trop froid. Tout le jour, les soldats français ramassent et évacuent leurs blessés, enterrent leurs morts, fortifient leurs positions. A peu de chose près, les Prussiens font de même, à la différence qu’en plus, eux accueillent un renfort de troupes fraîches…
Nuit du 1er au 2 décembre 1870 Place de la Pompe, Champigny sur Marne
Est-ce possible ? Le mercure chute et chute encore. Les soldats français n’en peuvent plus d’avoir froid et faim. Faut-il le rappeler ? Au départ de Paris, ils avaient été contraints par l’état-major, d’alléger au maximum leur paquetage. Couvertures et rationnements étaient restés sur place. Pour marcher au plus vite vers le champ de bataille.
En cette glaciale nuit du 1er au 2 décembre, ces couvertures font si cruellement défaut. Dans les ruines d’une maison à la porte arrachées, trois moblots se sont abrités. Trois moblots ? Napoléon 1er avait eu ses Grognards, la Commune de Paris a ses Gardes Mobiles qu’avec affection on appelait alors Moblots. Le temps d’un soupir, ils peuvent oublier le fracas des combats.
Allongés dans les gravats, devant une vaste cheminée, deux des moblots ont allumé un feu avec ce qu’ils ont pu. Dans l’âtre brûle péniblement un volet dégauchi. Il est humide, le feu a du mal à prendre, et il fume. Mais ils sont tellement transis qu’à moitié vautrés dans la cendre de l’âtre pour être au plus proche de la chaleur, ils tendent les pauvres mains meurtries et gercées à la chaleur incertaine. Il n’y a pas de mal à se décongeler les articulations ! Ils n’en manieront que mieux le clairon pour l’un, le Chassepot pour les deux, tout-à-l’heure quand reprendront les combats. (Le fusil modèle 1866 dit « Chassepot » est le premier fusil règlementaire à chargement par la culasse de l’armée française, c’est celui qu’utilisent les soldats de 1870).
Le troisième moblot s’est trouvé un tabouret qui tient encore sur ses quatre pieds. Il n’est pas tranquille. A ses oreilles, sifflent encore « les abeilles qui bourdonnent aux oreilles » comme disait poétiquement le capitaine Quantin à ses Tirailleurs du 1er Régiment, pour décrire le sifflement des balles. Installé de manière à pouvoir observer les mouvements éventuels dans la rue, il a tacitement pris le tour de garde. Il ne médite pas. Il guette. Il ne voit pas les ruines qui étalent leurs plaies béantes et calcinée, ces murs qui ne tiennent plus que par quelque miracle improbable. Il guette. De son œil froid et résolu, il ne quitte pas la rue dévastée. Il n’est pas tranquille et ne le sera plus jamais tant que les Prussiens seront là, tout proches. De temps en temps un bruit sourd se fait entendre. Il se raidit, prêt à bondir. Mais ce n’est qu’un pan de mur qui achève de s’effondrer. Au loin, un chien à l’attache, hurle au fond d’une cour. Plus proches, les miaulements des chats affamés qui s’entredéchirent pour un vieux rat crevé percent le silence nocturne, ajoutant à l’oppression du guetteur.

La Peinture de guerre après la guerre de 1870-71

La Troisième République peut être considérée comme l’âge d’or de la peinture militaire représentée par des peintres tels Alphonse de Neuville en tête, mais aussi Edouard Détaille (1848-1912), Henri-Louis Dupray (1841-1909), Etienne-Prosper Berne-Bellecour (1838-1910) dont le succès rayonne tant en France qu’à l’étranger. La guerre franco-prussienne de 1870, si elle a profondément blessé l’âme patriotique des français, s’exprime abondamment par la peinture et connait un engouement particulièrement vif dans les années 1880. Dans cette France où l’humiliation de la défaite et de la perte de l’Alsace-Lorraine hante la conscience nationale, les peintres de cette génération ont su non seulement en exprimer le sentiment mais également l’exalter. Certains critiques d’art rapportent que dans les Salons, il se trouvait de nombreux visiteurs émus aux larmes par les toiles d’Alphonse de Neuville ou de ses confrères peintres militaires.
Il faut dire que tous ont pris part aux combats. Ils ne peignent pas une scène rêvée et mise en scène, mais ce qu’ils ont vu, de leurs propres yeux, avec la fougue du souvenir, avec emportement, rage, émotion. Ils rompent avec la peinture traditionnelle de batailles des peintres du Premier ou Second Empire. Elles-mêmes héritées de la peinture officielle des siècles précédents (notamment celle d’Adam-François Van Der Meulen, le peintre de batailles de Louis XIV), elles offraient à leurs spectateurs un état-major caracolant majestueusement dans la fumée d’un lointain combat, ou les journées glorieuses de l’armée française. Alphonse de Neuville et ses confrères eux, présentent une vision concrète de la guerre. Les scènes peintes sont réalistes, racontant des anecdotes de combats ou de campagnes de guerre. Le soldat est mis à l’honneur, lui, « le véritable champion et martyr de la guerre », selon les mots d’Afred de Lostalot. De Neuville, Detaille, Dupray, Berne-Bellecour et les autres forgent l’image d’un combattant français, héroïque malgré la funeste défaite.
Laissons Alphonse de Neuville s’eprimer : « Je désire raconter nos défaites dans ce qu’elles ont eu d’honorables pour nous, et je crois donner ainsi un témoignage d’estime à nos soldats et à leurs chefs, un encouragement pour l’avenir. Quoi qu’on en dise, nous n’avons pas été vaincus sans gloire, et je crois qu’il est bon de le monter ! »
Cette situation créée par la défaire de 1871 ne s’était jamais présentée dans l’histoire de l’art français. Les dernières défaites remontaient au Premier Empire mais avaient été soigneusement occultées par Napoléon Ier, puis par ses successeurs immédiats.
Jules Clarétie (1840-1913), figure littéraire de la vie parisienne, note le changement qui s’est opéré dans la peinture de batailles dès la reprise des Salons après la guerre, en 1872 : « La peinture belliqueuse officielle est morte. C’est, avant tout autre sujet, l’épisode poignant, l’anecdote terrible, le fait-divers ignoré et étouffé sous le fracas du combat que recherche l’artiste et qu’il s‘attache à mettre en lumière. » Toutefois, la guerre franco-prussienne n’a fait que précipiter une évolution qui se dessinait depuis déjà une dizaine d’années, même si, pour Albert Wolf « (…) de Neuville marque une étape dans l’art français ; grâce à lui, ce qu’on appelle généralement la peinture militaire, devint le drame émouvant de la guerre même avec ses enivrements et ses angoisses. »

A voir pour découvrir ce maitre de la peinture militaire

Les Dernières Cartouches, 1873
Alphonse de Neuville
Huile sur toile, dimensions : 109X165 cm
Maison de la dernière cartouche, musée de Bazeilles
Après une série de défaites (août 1870), le maréchal Bazaine s’est laissé enfermé dans Metz. Le maréchal Mac-Mahon et ses troupes doivent desserrer l’étau, mais sont à leur tour coincés dans Sedan par les Prussiens.
Bazeilles (sud de la cité ardennaise), 1er septembre 1870. Le 4ème Régiment d’Infanterie de marine occupe l’église et quelques maisons. 10 heures du matin : le 15ème Bavarois lance l’offensive. A la sortie nord du village, le commandant Lambert et quelques-uns de ses Marsouins se replient sur l’auberge Bourgerie. Ils luttent pendant deux heures. Les Bavarois amènent le canon. Les portes, les fenêtres, la toiture, tout saute. Les Français résistent toujours et encore jusqu’à ce que … les munitions viennent à manquer. C’est à la baïonnette de leurs chassepots qu’ils veulent poursuivre le combat, mais le commandant Lambert ne veut pas d’un sacrifice qu’il sait inutile. Il se rend. Sur la cinquantaine de Marsouins présents dans la maison, seuls 15 ont survécu. 2 600 des leurs sont tombés sous l’offensive bavaroise. 6 000 à 7 000 Bavarois sont tués. Le lendemain, 2 septembre, Sedan tombait et avec elle le Second Empire, tandis que les Bavarois fusillaient femmes et enfants de Bazeilles, brûlant le village entier. Cette indignité provoqua dans toute l’Europe une immense indignation.
Cette toile tragique, si vibrante de passion, de désespoir et d’héroïsme que l’on sentirait presque l’odeur de la poudre, a tant ému les spectateurs du Salon de 1873 que la réputation du peintre en a été définitivement établie. Pour cette toile, Alphonse de Neuville est reçu au grade de chevalier de la Légion d’honneur.

Le cimetière de Saint-Privat (18 août 1870), 1881
Alphonse de Neuville
Huile sur toile, dimensions : 236X344 cm, conservée au musée d’Orsay, Paris
Ce tableau évoque les derniers instants de la lutte qui se déroule dans le cimetière de Saint-privat, non loin de Metz, le 18 août 1870. L’armée du maréchal Bazaine affrontait les Premier et Deuxième Corps d’Armée prussiens.
Exposé au Salon de 1881, cette toile monumentale est un nouvel immense succès pour son auteur qui se trouve promu au grade d’officier de la Légion d’honneur. La mise en scène du tableau adopte un point de vue latéral qui enferme le spectateur à l’avant-scène. Alphonse de Neuville n’avait pas participé aux combats de Metz, seulement à ceux qui se sont déroulés dans les alentours de Paris. Mais, après la guerre, il s’était rendu sur place afin d’étudier et de s’imprégner de la topographie des lieux.
Des soldats aux pantalons rouges ou bleus sont cernés de toute part. L’air est saturé de poudre et la lumière filtre difficilement à travers la fumée des armes, renforçant l’aspect dramatique du tableau.

Pour aller plus loin

Catalogue de trente-deux importants dessins par Alphonse de Neuville dont la vente aura lieu Hôtel Drouot, salle n°5, le lundi 26 novembre 1883 à trois heures par le Ministère de Me Léon Tual, commissaire-priseur, Imprimerie de L’Art, Paris 1883, 36 p.

Jules Clarétie, L’Art français en 1872. Les peintres de guerre, In Peintres et sculpteurs contemporains, 2ème éditions revue et augmentée, Ed. Charpentier et Cie, Paris 1874, 420 p. ; pp. 139 et sq.

Gustave GOETSCHY, Les Jeunes Peintres militaires, Editions Baschet, Paris 1878, in-folio illustré in et hors texte, non paginé

Gustave GOETSCHY, Alphonse de Neuville, Galerie contemporaine, littéraire, artistique, t. III, 1877

Alfred de Lostalot, « Alphonse de Neuville », Gazette des Beaux-Arts,‎ juillet 1885, p. 164-172

Alphonse de Neuville, Edouard Detaille, Bataille de Champigny (journée du 2 décembre 1870) : récit de la bataille, explication du panorama, Ed. Panorama national, Paris 1882, 16 p., 1 pl. ; réédition Hachette BNF, Paris 2014, 22 p.Henri Ortholan, La représentation de l’armée du Second Empire par la peinture, in Cahiers de la Méditerranée, 86/2011, pp. 201-216

Quatrelles (Eugène de L’Epine dit), A coups de fusil, Éditions G. Charpentier, Paris 1877, 30 pl., 166 p.

François Robichon, Alphonse de Neuville 1835-1885, Ed. Nicolas Chaudun et Ministère de la Défense, Paris 2010, 175 p., ill. en couleurs.

Albert Wolf La Capitale de l’art, Editions Victor-Havard, 2ème édition, Paris 1886, 384 pages, De Neuville pp. 297-314

© Copyright textes et photos : Les Trésors de Gamaliel

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ADOLPHE JEAN LAVERGNE 2ÈME MOITIÉ 19ÈME SIÈCLE Époque : Actif entre 1863 et 1894 Provenance : France École : École française de sculpture DimensionsHauteur : 24 cmLongueur : 6 cmProfondeur : 4,5 cmPoids : 725 gr. SignatureSur le côté gauche de la terrasse : Lavergne Cartel d’attribution : Pêcheur par Lavergne Inscriptions sous la terrasse MatériauÉpreuve...

EpoqueCirca 1920-1930 ProvenanceFrance DimensionsHauteur : 8,6 et 8 cmLongueur : 8 et 7 cmPoids : 77 gr                      MatériauArgent 800 ‰ Inscriptions très fines et illisibles sous le dessous de chaque jonque, la même semble-t-il pour les deux jonques. Les gréements sont complets.Seule une rame de la plus petite jonque fait défaut.

EMMANUEL FRÉMIET 1824 - 1910 Époquecirca 1860-1880 ProvenanceFrance ÉcoleÉcole française Sculpture animalière DimensionsHauteur : 8 cmProfondeur : 6,5 cmlargeur : 3,5 cmPoids : 231 gr Signaturesur la partie avant gauche de la terrasse : E. FREMIET Porte le numéro sur la terrasse : 59 MatériauÉpreuve en bronze à patine brune nuancée Composée d'une seule...

CHARLES ARTHUR BOURGEOIS 1838-1886 Époque : 1863 pour la première sculpture en plâtre École : École française de sculpture orientaliste Provenance : France DimensionsHauteur hors marbre : 56,5 cmDiamètre de la terrasse : 14,5 cmLargeur : env. 32 cm Signature : à l’arrière de la terrasse : Arthur Bourgeois Sculp.teur Cachet indiquant Exposition de 1900...

EMMANUEL FREMIET        1824-1910 Époquev. 1866 pour le chef-modèle ProvenanceFrance DimensionsHauteur : 24 cm Longueur : 28 cmPoids : 3362 gr Signaturesur la terrasse : E. FREMIETSignature du fondeur : F. Barbedienne, fondeur MatériauÉpreuve en bronze patine brune, reposant sur un socle ovoïde. Composé d’une seule pièce, le bronze est complet.

Antoine-Louis Barye       1796-1875 Époquevers 1870 École française de sculpture animalière ProvenanceFrance DimensionsHauteur : 8,2 cmLongueur : 4,8 cmLargeur : 3,2 cmPoids : 137 gr. SignatureArrière droit de la terrasse : BARYE                 FondeurBord gauche de la terrasse : F. BARBEDIENNE Fonte posthume (entre 1880 et 1930) Numéroté sous la...