Artiste
Pierre Jules Mêne
Paris 25 mars 1810
Paris 20 mai 1879
École
École française de sculpture
Époque
après 1846
Dimensions
Longueur : env. 4 cm
Terrasse ovale : 3 X 1,5 cm
Hauteur : env. 3 cm
Signature
estampillé sur le motif sur le côté de la terrasse : PJ MÊNE
Matériau
Épreuve en bronze à patine mordorée, reposant sur un socle ovale. Le bronze est complet.
Pierre-Jules Mêne, l'un des trois plus grands maîtres de la sculpture animalière du 19ème siècle dont le nom brille encore aujourd’hui, aux côtés d’Antoine-Louis Barye et Emmanuel Fremiet.
Pierre-Jules Mêne est né à Paris le 25 mars 1810. Il travaille très tôt dans l’atelier paternel. Tourneur en métaux, Dominique Mêne (1781 – 1846), son père est aussi fabricant de bronze.
À 22 ans, Pierre-Jules Mêne épouse Hortense Caroline Monnereau d’un an sa cadette et décide alors de voler de ses propres ailes. Il est attiré par la sculpture, et entre dans l’atelier du sculpteur sur bois René Compaire. C’est ainsi que sans l’avoir vraiment voulu, il se spécialise dans la sculpture animalière, et dans les thèmes tournant autour de la chasse, très en vogue auprès de la bourgeoisie du Second Empire.
Le 17 septembre 1835, Hortense Mêne donne naissance à une petite fille, Julie, qui épousera à 17 ans, le 4 août 1852, le sculpteur Auguste Caïn.
Pierre-Jules Mêne expose aux Salons à partir de 1838, et jusqu’à sa mort, y rencontra un incontestable succès. Il accumula les médailles d'or Première et Deuxième classe, d'honneur Troisième classe...
Cependant, il fut plus considéré comme un décorateur qu’un véritable artiste. Non seulement il ne produisait pas de sculptures monumentales, et il éditait lui-même ses bronzes animaliers mais en plus, se chargeait également de leur vente. Cet aspect mercantile et le manque d'œuvres monumentales rebutaient l’Institution, mais il assurait la fortune du sculpteur et de sa famille. En effet, le public n'avait pas ce genre de réserve, ses bronzes plaisaient et ornaient plus d'un intérieur bourgeois ! En réalité, Pierre-Jules Mêne ne fondait pas lui-même ses bronzes. Il était associé avec son gendre auguste Auguste Caïn, lui-aussi sculpteur, mais qui fondait lui-même ses œuvres, et celle de son beau-père..
Le 3 mai 1879, Hortense Mêne s’éteint après une longue maladie. Pierre-Jules, ne sachant comment vivre sans sa compagne de plus de cinquante ans, rend son dernier souffle 21 jours plus tard, le 20 mai, à 69 ans, en son domicile du 19 rue de l’Entrepôt. L’enterrement de cet artiste célèbre et apprécié attire beaucoup de monde.
Malgré la mort de l’artiste, son succès ne faiblit pas. Sa fille Julie, et son époux Auguste Caïn, prend la succession de ses parents pour l’édition des œuvres paternelles.
Récompensé plusieurs fois aux salons, Pierre-Jules Mêne avait obtenu la Légion d'Honneur en 1861.
Courlis
Ce petit courlis fait partie d’une paire, le Courlis et le Vanneau Huppé, sans doute sculptés pour servir de sceaux. Ils portent l’estampille du sculpteur en raison de leur toute petite taille. Tous deux ont été édités à seulement quelques exemplaires. Très peu circulent aujourd’hui. Cette édition est donc rarissime... d'autant que sa toute petite taille, sa silhouette élégante, tendue vers l’avant, la délicatesse de sa ciselure en font une œuvre délicieusement unique.