Époque
Circa 1900
Art Nouveau
Provenance
France
École
École française de sculpture
Dimensions
Hauteur : 9 cm
Profondeur : 2,8 cm
Ø du cachet : 2,5 cm
Poids : 168 gr.
Signature
Non signé
Matériau
Épreuve en bronze à patine dorée.
Matrice du cachet non gravée
Au 19ème siècle, le cachet fait florès dans le domaine privé. La correspondance privée se développe Plus que sceller un courrier du sceau du secret, le cachet permet d'authentifier le signataire du courrier...
D'innombrables petits cachets ont fleuri sur les bureaux, de toutes formes, de tous modèles.
Petit objet intime, le cachet est l’un des objets que l’on trouve sur les bureaux, les secrétaires, écritoires et autres bonheurs-du-jour dès la fin du 18ème siècle et jusqu’après la Première Guerre Mondiale. Le courrier familial se développe, avec l’accès à un plus grand nombre, à l’écriture. Toutefois, le papier, jusque dans les années 1830 reste un produit rare et plutôt cher. La Révolution industrielle permet de produire le papier en masse, et son prix baisse significativement.
Si les premières enveloppes apparaissent vers 1841, grâce aux frères Hector et Charles Maquet, papetiers parisiens, l’usage de la lettre pliée sur elle-même puis scellée à encore de beaux jours devant elle. Monogrammés ou non, les cachets garantissent le caractère privé du courrier. Depuis le 17ème siècle, la cire d’abeille (trop souple et trop facile à décacheter) est abandonnée au profit de la cire d’Espagne, qui d’ailleurs n’en contient pas un gramme ! La recette nous vient des Indes par le biais d’un commerçant établi à Perpignan, alors ville espagnole. Sous forme de bâtonnets, il fallait la faire fondre avec une chandelle, et y apposer le sceau rapidement.
Notre petit cachet, décoré de volutes de pampres dans un style très Art Nouveau, est le témoin de ces temps révolus où, pour sceller le courrier, on y apposait un sceau de cire.
Fiche technique