Coq et Poule - Vide-Poche - Auguste Caïn

Coq et Poule - Vide-poche - A. Caïn

Sculpteur

Auguste Caïn 1821 – 1894

Époque

Circa 1840-60

École

École française de sculpture animalière

Dimensions

Hauteur : env. 16,5 cm
Longueur : env. 18,5 cm
Largeur : env. 14,5 cm
Poids : 2045 gr.

Signature

À l’arrière de la poule dans un cartouche ovale : A. Caïn

Matériau

Groupe en bronze à très belle patine médaillée, présentant une forme de vide-poche.
Composé de plusieurs pièces, ce bronze est complet.

400,00 €
Quantité

Auguste Caïn, le statuaire des lions et des tigres

Auguste Nicolas CAÏN naît le 10 novembre 1821 au 20 de la rue des Filles-Dieu. Son père, Nicolas-François-Toussaint CAÏN (1787-1863) est maître boucher ; sa mère, Madeleine CHOPARD (1796-1870), tient la boutique. Tout naturellement, Auguste-Nicolas vient à son tour travailler à la boucherie. Mais la tâche ne l’intéresse pas, il ne rêve que de sculpture. Son père se résout à accepter qu’il entre dans l’atelier d’Alexandre GUIONNET. Il y apprend la sculpture sur bois mais les commencements sont difficiles, car les bases artistiques lui font défaut. Mais Auguste CAÏN s’accroche à son rêve, et le voyant si motivé, le grand maître François RUDE (1784-1855) lui ouvre les portes de son atelier de la rue de l’Enfer. Le jeune sculpteur y apprend le dessin et le modelage. Fasciné par les espèces animales exotiques, il s’échappe, dès qu’il le peu au Jardin des Plantes tout proche, pour y observer les fauves, et croquer sur le vif toutes leurs attitudes.
Il expose sa première œuvre au Salon de 1846. C’est la période où il réalise des sujets de petites dimensions qu’il édite lui-même. Il s’est d’ailleurs associé à un sculpteur animalier alors très en vogue, Pierre-Jules MÊNE (1810-1879).
Travailleur et très sociable, coaché par Pierre-Jules MÊNE dont les relations sont multiples, sa carrière décolle peu à peu. Outre ses petits sujets animaliers, il fabrique des objets décoratifs toujours sur ce thème et travaille même pour les grands orfèvres parisiens.
Le 4 août 1852, il épouse à Paris Julie MÊNE, la fille de son mentor, dont il a deux fils. Georges (1856-1919) qui sera peintre, illustrateur mais surtout écrivain, et qui sera conservateur du Musée Carnavalet et des collections historiques de la ville de Paris et Henri (1859-1937) qui sera dramaturge, librettiste et romancier tout autant que peintre et graveur.

Dans les années 1860, le talent d’Auguste CAÏN est suffisamment établi pour que les commandes officielles lui arrivent. Il se lance alors dans la statuaire monumentale. Ses œuvres trouvent place dans les grands jardins publics parisiens, la Troisième République poursuivant sur la lancée du Second Empire la politique d’embellissement de Paris. Les œuvres d’Auguste Caïn représentent de grands carnivores avec leur proue, ou combattant.
Ses sculptures sont très réalistes et aucun des plus infimes détails n’est négligé, ce qui lui vaut, en 1879, d’être surnommé par la critique « le sculpteur des lions et des tigres. Il n’en dédaigne pas pour autant les salons ni les expositions universelles, où il est abondamment récompensé, et se voit même nommé, en 1869, Chevalier de la Légion d’Honneur, et officier en 1882.

Il s’éteint un lundi 6 août 1894, en son domicile du 19 de la rue de l’Entrepôt, et est inhumé au cimetière de Montmartre. On peut aujourd’hui encore admirer dans le Jardin des Tuileries son Rhinocéros attaqué par deux tigres (bronze de 1882), ses Lion et Lionne se disputant un sanglier, son Tigre terrassant un crocodile (bronze de 1873) et sa Tigresse apportant un paon à ses petits. Le bassin du jardin du Trocadéro s’orne d’un Taureau, tandis qu’au Jardin du Luxembourg, c’est un Lion de Nubie et sa proie qui se dresse, farouche tandis que deux Lionnes du Sahara ornent la Porte des Lions, côté Nord du Pavillon de Flore. Le portail droit de l’Hôtel de Ville est décoré de deux Lions assis, et son campanile supporte le Combat de tigres. Au Square Montholon, c’est un Aigle et vautour se disputant le cadavre d’un ours qui s’offre aux regards des flâneurs...
On trouve également des œuvres d’Auguste Caïn au Château de Chantilly, à Nîmes, à Poitiers, à Genève et même à Oran ou New York.

Coq et Poule – vide-poche

C’est un petit groupe ravissant à l’ambiance toute bucolique que nous livre Auguste CAÏN avec ce vide-poche. Celui-ci se présente sous la forme d’un panier tressé doté de deux anses. Sur une gerbe de de blé que chevauche une faucille, se dresse un coq à l’allure fière et altière. Le poitrail bombé, le cou tendu et le regard vif, il semble veiller sur la basse-cour. La précision du ciseau d’Auguste Caïn se révèle à travers le rendu si fin et réalistes des plumes du coq, des mouvements souples de son camail jusqu'à la courbe élégante de sa queue empennée.
Aux pieds, enfin… aux pattes du Seigneur du Poulailler, confortablement installée dans la paille du panier, une poule couve avec sérénité, apportant une touche de quiétude domestique à la composition, transformant un simple objet du quotidien, un vide-poche, en une petite œuvre d’art délicate et raffinée malgré son sujet rustique.


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Coq et Poule - Vide-poche - A. Caïn
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