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Charge de Hussards

Charge de Hussards HL Dupray

Provenance
France

École
École française de peinture militaire

Dimensions avec cadre
Hauteur : 48 cm
Longueur : 65 cm

Dimensions à vue
Hauteur : 36 cm
Longueur : 55 cm

Cadre
Magnifique cadre en bois mouluré dorée à la feuille

Cadre d’époque en état impeccable

Matériau
Huile sur toile

Signature
En bas à droite : H Dupray

Deux très très légères traces d’usure dans le coin droit du tableau.

Quantité

Henri-Louis Dupray, peintre militaire

Né par une froide journée de novembre 1841 (le 3), à Sedan dans les Ardennes, Henri-Louis Dupray est très tôt attiré par la vocation des armes. Mais il arrive parfois que la vie nous réserve des surprises dont elle a le secret. Refusé à la vie militaire suite à un banal accident qui le laisse quelque peu handicapé, il choisit une autre voie.  Il ne pourra pas être militaire comme son aïeul, ancien soldat de l’Empire, alors que diable, il dessinera l’armée ! C'est ainsi qu'il entre à l’école des Beaux-Arts de Paris. Admis dans l'atelier du grand Léon Cogniet (1794-1880), il fréquente aussi l'atelier d’Isidore Pils (1815-1875), peintre orientaliste et de scène militaire, qui avait d'ailleurs suivi l'Armée du Second Empire en Crimée en 1854-1855.

Notre jeune peintre expose pour la première fois au Salon à l’âge de 22 ans. Il propose un « Cuirassier ». Pourtant, l'année d'après, ni les suivantes d'ailleurs , il ne présente de peintures aux Salons. Il faut attendre 1870, pour que le « Maréchal Ney à Waterloo » figure au Salon de cette année-là.

Spécialisé dans les scènes de la Révolution française, et de l’épopée napoléonienne il aime à mettre en situation les états-majors de Napoléon, chaque type de la Grande Armée. Ses toiles racontent aussi le quotidien de la vie militaire, les retours de revues, les exercices, les manœuvres. Après 1870, son inspiration se modifie. Ainsi que l’écrit le critique Arsène Alexandre, « comme beaucoup d’artistes, la guerre de 1870 retrempa son talent et fouetta son inspiration ». Désormais, ce sont des épisodes de la guerre franco-prussienne qu’il s'attache à peindre. Ses œuvres sont de véritables tableaux d’histoire, à la documentation précise et exacte, à l’expression poignante.

Sa réputation de peintre militaire est solidement établie. En 1872, il reçoit une  médaille de 2ème classe au Salon des Artistes français grâce au tableau Une grand-garde aux environs de Paris.  En 1874, une autre  médaille de 2ème classe récompense L’Amiral La Roncière le Nourry aux avant-postes du Bourget. Reconnaissance officielle, quatre ans plus tard, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur.

Il peint de préférence des huiles sur toile, mais ne dédaigne pas non plus les eaux fortes. Il est d’ailleurs, depuis 1863, membre de la Société des Aquafortistes. C’est ainsi qu’il illustra de nombreux ouvrages, dont, entre autres, ceux d’Alfred de Vigny ou de Victor Hugo.

Henri-Louis Dupray s’éteint à Paris en avril 1909, à l’âge de 68 ans.

Hussards à la Charge

Cette huile sur toile, sans doute peinte dans les années 1900, représente l’une des scènes de prédilection du peintre militaire qu’était Henri-Louis Dupray. Les scènes de batailles, et plus particulièrement de charges, toujours héroïques, étaient fortement appréciées du grand public, et les peintres ne manquaient pas d'exploiter le filon.

Dans le fracas des sabots, l’odeur de la poudre, le cri des cavaliers hurlant au combat, la bataille s’engage dans une violence insensée. Tandis qu’au premier plan, le tambour a chuté, son instrument roule plus loin, la peau déjà crevée, et désormais inutilisable.

Cette toile est tardive dans la production du peintre. Le pinceau ferme et précis a laissé place à des traits plus ébauchés, à des touches de couleurs, des formes suggérées, des détails évoqués. Mais avec une telle puissance, que pour un peu, on entendrait presque le tumulte indescriptible de la charge qui monte à l'ennemi.

                                                       

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