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Noélie - P. Lenordez

Noélie - P. Lenordez

Artiste
Pierre Lenordez 1815-1892

École
École de sculpture française

Époque
Circa 1880

Dimensions
Hauteur :  env. 29 cm
Largeur : env. 10 cm
Longueur : env. 40 cm

Terrasse : 31 X 10 cm

Signature
À l'arrière de la terrasse, P. Lenordez

Signature du fondeur à l’avant de la terrasse sur le motif : V. Boyer, avec qui Pierre Lenordez travailla de nombreuses fois.

Cartouche d’attribution, sur la terrasse : Noélie Née en 1859 par The Baron et Dacia. 12 victoires dont 2 Prix impériaux en 1863, le Prix de la ville de Toulouse, 4 prix impériaux, le grand Prix de l’Empereur à Paris en 1864, etc.

Matériau
Épreuve en bronze à patine brune.

Quantité

Pierre Lenordez, un sculpteur habité par la passion des chevaux

Pierre Le Nordez est, comme son nom l’indique, un normand. Né le 29 novembre 1814 au Vast (Manche) d’un père cordonnier et d’une mère qui tenait le foyer, il fut un sculpteur atypique, qui adopta très tôt un créneau très spécifique de la sculpture : celui de la sculpture équestre et plus particulièrement les grands champions, vainqueurs de courses hippiques, tout comme le fut, mais en peinture, de l'autre côté de la Manche, son presque contemporain John Frederick Herring Sr

Éditées en nombre, ses oeuvres trouvent un public parmi la haute bourgeoisie, et bien sûr dans le milieu de l’élevage et des courses. L’univers des courses commence juste à passionner une certaine élite française. En ce deuxième tiers du 19ème siècle, les élevages se mettent en place, bien souvent grâce à la venue en France d’entraineurs britanniques (comme à Chantilly par exemple) qui transmettent leur savoir-faire aux éleveurs français. En effet, les pur-sang de course ne répondent pas aux mêmes critères que les chevaux militaires, ou les chevaux de monte académique. Ils sont sélectionnés pour la vitesse et l’effort intense au galop. Leur silhouette élancée et racée est très différente de la silhouette du cheval académique, et ne remportaient pas, et loin s’en fallait tous les suffrages. Cependant, peu à peu, la gloire et la légende qui auréolent les grands champions hippiques attirent un public de plus en plus large.

Les premières courses hippiques (dans le style des courses britanniques) ont lieu en France en 1776. Jusqu’à la seconde moitié du 19ème siècle, elles restent extrêmement élitistes. Elles ne commencent à devenir populaires que lorsque s’instaurent les paris sur les résultats, à partir de 1848. Les Français, attirés par cette excitation liée à des gains « faciles », se passionnent de plus en plus pour les courses hippiques.

Pierre Le Nordez est plus qu’un sculpteur, c’est un passionné de cheval et sa très grande connaissance hippologique lui a permis de faire paraître en 1886, un ouvrage « Le cheval, sa conformation et son élevage ».

Professeur de sculpture à l'École des Beaux-Arts de Caen, qu'il dirigea, il s'éteignit à l'âge de 77 ans à Saint-Maur (Val de Marne).

Noélie

Pierre Lenordez avait réalisé une collection de chevaux de courses célèbres, et qui offraient un grand intérêt pour les amateurs de hippisme, et ils étaient nombreux dans ces années-là, ce sport se développant depuis 1830. C’est ainsi qu’il sculpta, entre autres, Kettledrum, Orlando, St Albans, Flying Dutchman, très grand champion vainqueur notamment du Derby, du St Leger et de la coupe donnée par l’Empereur de Russie en 1851. Noélie, jument de courses aux multiples victoire ne pouvait qu'intéresser notre sculpteur qui, de son ciseau habile et passionné, la sculpta pour l'éternité.Noélie

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