- Vendu
Artiste
Charles Virion
Ajaccio, 1865 - Montigny-sur-Loing,1946
École
École française de sculpture animalière
Époque
circa 1889-1946
Dimensions
Hauteur totale : env. 15 cm
Ø Terrasse : 7,4 cm
Poids : 914 grammes
Signature
signé sur le motif : Ch. VIRION
Matériau
Épreuve en bronze à patine mordorée.
Charles Louis Eugène VIRION naquit à Ajaccio le 1er décembre 1865 au gré d’une mutation de son père, Gustave Louis Alexis, inspecteur des Eaux et Forêts. Le décès accidentel du père en Corse du Sud, à Cozzano, le 17 juillet 1867 bouleversa la vie de la famille. Sa mère Catherine VINOT ramena ses deux fils et ses deux filles en Lorraine, d’où était originaire la famille. Benjamin de la famille, il n'avait alors que deux ans.
Il grandit librement dans le petit village de Saint-Louis-Lès-Bitche, où il n’aimait rien tant que courir, pêcher, chasser, et observer les animaux. En 1883, il entrait à l’École des Beaux-Arts de Nancy, où il découvrait la sculpture qui restera sa passion artistique première toute sa vie durant. Deux ans plus tard, il entrait à l’École des Arts décoratifs de Paris puis à l’École des Beaux-Arts de Paris où il entre dans l’atelier du peintre, sculpteur et médailleur Jean-Paul AUBÉ (Longwy 1837 ; Capbreton, 1916°.
Il s’initia ensuite aux arts du feu à la faïencerie Boulenger, à Choisy-le-Roi en 1887-88. À 23 ans, en 1889, il s’installa à Montigny-sur-Loing, pour travailler comme décorateur pour la faïencerie Schopin, reprise par l’un de ses camarades, Georges DELVAUX. Commença alors réellement sa carrière de décorateur, médailleur, sculpteur, peintre animalier. Se plaisant à Montigny, il y fit venir sa famille, et y fit construire sa maison, et son atelier, et y resta jusqu’à sa mort.
Chasseur ardent et pêcheur passionné, il n’avait aucun scrupule à déserter son atelier pour arpenter la forêt ou les rives du Loing. En quête de grand air et d’inspiration il promenait sa haute et large silhouette, habillée d’un chandail et d’un pantalon de velours dans les rues de Bourron ou de Marlotte. Sa casquette, ou sur ses vieux jours le béret basque, vissé sur sa tête, il s’enveloppait, aux premiers jours d’automne, dans une grande cape en loden brun qui ne le quittait pas de tout l'hiver.
D’humeur égale, ne se plaisant qu’au sein de sa famille, d’une grande modestie malgré les nombreuses récompenses recueillies aux salons, il était toujours prompt à rendre service. Il afficha toute sa vie une simplicité bon enfant qui le faisait apprécier de tous.
Plusieurs de ses œuvres sont conservées au musée d'Orsay ou au musée des Arts Africains à Paris, au musée de Nemours, ainsi qu’au musée de l'art de la faune et de la flore de Jackson Hole dans le Wyoming aux États-Unis. Il exécuta, entre autres, les monuments aux morts de Montigny-sur-Loing, La Genevraye, Arbonne.
La basse-cour de sa maison était pour lui une source infinie d’inspiration. Combien de temps passait-il à regarder les poules, canards et autres volatiles s’ébattre paisiblement sous ses yeux. Ce petit poussin au regard un peu inquiet, sans doute effrayé d’avoir perdu sa poule de mère de vue, en est le témoignage. Émouvante petite sculpture à la ciselure des plumes si fine et précise.
Fiche technique